Ce que change le nouveau DPE 2025 et quand il s’applique

99 % des logements devront bientôt afficher leur véritable visage énergétique. Derrière ce chiffre, une réforme qui ne laisse personne indifférent : en 2025, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) franchit un cap décisif. La date est fixée : le 1er janvier 2025, le marché immobilier va devoir se plier à de nouvelles exigences. Plus question de masquer les consommations ou de négliger l’état thermique d’un bien. Ce changement, qui cible les fameuses passoires thermiques, vise surtout à accélérer la mise à niveau de tout le parc immobilier français.

Ce nouveau DPE ambitionne d’offrir aux propriétaires comme aux locataires une information plus fidèle et détaillée sur la consommation d’énergie des logements. Les méthodes de calcul évoluent, les critères se durcissent : le secteur doit s’adapter, qu’on soit bailleur, acheteur ou simple occupant. Cet ajustement n’a rien d’anecdotique : il s’inscrit dans la course à la baisse des émissions de gaz à effet de serre, avec des conséquences concrètes pour chaque foyer et chaque transaction.

Qu’est-ce que le DPE et pourquoi est-il important ?

Le DPE, ou Diagnostic de Performance Énergétique, mesure la consommation d’énergie d’un logement et chiffre son impact sur le climat à travers les émissions de gaz à effet de serre. Ce document incontournable lors d’une vente ou d’une location, partout en France métropolitaine, ne s’improvise pas : seul un diagnostiqueur immobilier certifié est habilité à le réaliser.

Les acteurs clés

L’Ademe et le Ministère de la Transition écologique encadrent l’évolution du DPE. Leur mission : définir et ajuster les références de performance, mais aussi s’assurer que la réglementation colle aux progrès techniques et à l’urgence climatique.

Pourquoi le DPE pèse autant

La portée du DPE se décline en plusieurs axes, qui touchent autant au confort qu’aux finances et à l’environnement. Voici les raisons pour lesquelles il occupe une place centrale dans la gestion de l’habitat :

  • Il éclaire propriétaires et locataires sur la performance énergétique de leur logement, aidant à faire des choix avisés.
  • Il encourage la rénovation pour abaisser la consommation d’énergie et limiter les émissions de gaz à effet de serre.
  • Il permet d’améliorer la qualité de vie en maîtrisant les dépenses énergétiques.

Grâce à ce diagnostic, la France entend respecter ses engagements climatiques et réduire la part des logements énergivores. Ce nouvel outil, bien plus qu’un simple formulaire, va conditionner les stratégies de rénovation et peser dans les décisions de mise en location ou de vente.

Les nouveautés du DPE 2025

La loi Climat et Résilience rebat les cartes du DPE dès le 1er janvier 2025. Les nouvelles règles imposent davantage d’exigence écologique et placent la rénovation énergétique au cœur des priorités des propriétaires. Les échéances sont claires et progressives.

Dates clés

De nouvelles interdictions de location vont s’appliquer selon la note énergétique du logement :

  • Dès le 1er janvier 2024, impossible de louer un bien classé G.
  • À partir du 1er janvier 2025, les logements notés F seront à leur tour concernés.
  • Les classes E et D suivront respectivement en 2028 et 2034.

Nouvelle classification

Avec le DPE 2025, la grille de notation devient plus sévère pour les logements énergivores. Chaque critère, de la consommation d’énergie aux émissions de gaz à effet de serre, est recalibré pour tenir compte des dernières avancées et des objectifs climatiques.

Impact sur le marché locatif

Sortir progressivement les passoires thermiques du parc locatif bouleverse la donne : les propriétaires de logements classés G, F ou E doivent impérativement engager des travaux pour éviter que leurs biens ne soient retirés du marché. Cette obligation, vécue comme un coup de semonce par certains bailleurs, ouvre cependant la voie à des appartements mieux isolés, moins gourmands en énergie, et donc plus attractifs pour les locataires, qui verront leur budget chauffage reculer.

Mesures d’accompagnement

Pour ne pas laisser les propriétaires seuls face à la dépense, des dispositifs d’aide comme MaPrimeRénov’ sont accessibles pour financer les travaux. Un audit énergétique réalisé par un professionnel permet de cibler les interventions prioritaires. Ces mesures concernent aussi bien les maisons individuelles que les immeubles collectifs, sans oublier les logements de moins de 40m2 et les constructions neuves.

Les impacts de la réforme sur les propriétaires et locataires

Pour les propriétaires de logements mal classés (G, F, E), la loi est sans détour : des travaux de rénovation énergétique sont désormais obligatoires pour maintenir la possibilité de louer. À défaut d’agir, le bien se retrouve écarté du marché locatif à la date butoir.

  • Les logements notés G sont exclus de la location depuis le 1er janvier 2024.
  • Ce sera le cas des logements F à compter du 1er janvier 2025.
  • Pour la classe E, la date limite est fixée au 1er janvier 2028.

Côté locataires, cette réforme promet des logements mieux isolés, moins énergivores, et donc des factures en baisse. Progressivement, les logements les moins performants disparaissent du marché, laissant la place à des biens plus sobres et respectueux de l’environnement.

Les actions à entreprendre

La marche à suivre pour les propriétaires est claire : solliciter les aides disponibles comme MaPrimeRénov’ et faire réaliser un audit énergétique pour identifier les priorités. Cette démarche s’adresse aussi bien aux appartements qu’aux maisons, qu’il s’agisse de biens individuels ou collectifs.

Les logements de moins de 40m2 et les constructions neuves ne sont pas exemptés. Les propriétaires doivent donc anticiper les travaux avant les échéances pour éviter toute sanction et rester alignés avec la législation en vigueur.

Classe DPE Date d’interdiction de location
G 1er janvier 2024
F 1er janvier 2025
E 1er janvier 2028

Les mesures à prendre pour se conformer au nouveau DPE

Respecter les exigences du nouveau DPE 2025 suppose une vraie feuille de route. Tout commence par un audit énergétique mené par un professionnel agréé, qui mettra en lumière les travaux à engager pour améliorer la performance de chaque logement.

Qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement en copropriété, l’audit permet d’établir un plan d’action précis. Parmi les recommandations les plus fréquentes, on retrouve l’isolation des murs ou des toits, le remplacement de fenêtres vétustes, ou encore l’installation d’un système de chauffage dernière génération.

Pour alléger la facture, les aides comme MaPrimeRénov’ existent. Porté par l’Ademe et le ministère de la Transition écologique, ce programme facilite le financement des rénovations, y compris pour les petits logements et les biens neufs soumis à la nouvelle réglementation.

Les propriétaires de logements classés G, F ou E doivent donc anticiper : sans travaux réalisés avant les dates limites, louer devient impossible, avec à la clé des risques financiers bien réels. Ces passoires thermiques, pointées du doigt, devront être rénovées sous peine de sortir du jeu. Même avec une aide comme MaPrimeRénov’, la planification reste la clé pour continuer à louer en toute légalité.

Le DPE 2025 ne laisse plus de place à l’à-peu-près. Ceux qui anticipent et rénovent ne se contentent pas de respecter la loi : ils dessinent aussi le visage d’un habitat plus sobre et plus confortable. La transition est lancée, et cette fois, il n’y aura pas de retour en arrière.

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