Comment rentrer en école vétérinaire sans prépa ?

J’ ai toujours voulu travailler avec des animaux. Combien d’enfants ai-je voulu être vétérinaire. Dans First, j’entre donc S dans l’idée d’aller comme prepa BCPST (biologie, chimie, physique et géosciences). Mais mes notes mathématiques s’écrasent et ne s’améliorent jamais. Sait que mon dossier ne suffit pas à préparer, j’envisage une licence en biologie. Malheureusement, mon professeur principal est mon professeur pour moi. Et il me voit incapable dans son entreprise à cause de mes résultats (catastrophiques, je dois l’avouer). Dans chaque conseil de classe, il explique aux autres professeurs pourquoi, malgré de bons résultats en SVT, je ne pourrai pas suivre une licence de biologie et la corriger en chimie physique. Il en va de même pour les réunions parents-enseignants ou nos entrevues.

Malgré le soutien de mon professeur SVT, je suis jeune, influente et découragée à la fin.

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Je ne sais plus quoi faire. Je n’ai jamais vraiment pensé à une alternative et prendre le temps de regarder mes résultats dans chaque sujet, croyant que mes notes sont plus importantes pour mon orientation que mes propres désirs. J’ai de bonnes notes en histoire ainsi que dans les matières littéraires (français et philo). Je pense donc à un cours littéraire ou une licence d’histoire, mais cela signifie pour moi d’abandonner complètement le côté scientifique. Pendant que je l’aime !

C’ est pourquoi j’ai choisi l’archéologie : un mélange d’histoire, d’anthropologie et de paléontologie. Pour avoir ma dose de science.

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#Voixdorientation : Cet article fait partie d’une section hebdomadaire que nous publions sur Le Monde Campus !

Mais quand j’arrive à L1, je m’ennuie. Je veux annuler la licence et aller en biologie. Mais les voix de mes professeurs de lycée résonnent toujours dans ma tête : je ne suis pas pour le Science, je n’ai aucun sens de la pensée scientifique. Alors je reculerai, je pense que peut-être que la deuxième année ira mieux et que je développerai plus d’intérêt. Mais la même observation à la fin de l’année.

Je dis à ma mère : « Peut-être que je pourrais aller en géographie ? « (Toujours impossible pour moi d’aller en biologie, je suis trop mauvais en mathématiques ! ! !) Elle me dit qu’il ne me reste plus qu’un an, alors je devrais essayer de le finir. Et puis en L3 nous avons enfin des cours de paléontologie et de paléoenvironnement (biologie quoi). Mais non, c’est encore la déception. Je ne vois pas d’avenir dans cette discipline.

Même les stages sur les sites d’excavation sont un ennui mortel : creuser le sol pendant des heures à la recherche de fragments de céramique… Non, très peu pour moi. Je ne vois pas vraiment la valeur de ce que j’étudie. Dans quoi devenir un archéologue, me ferait un personne utile ? Je voudrais exercer une profession qui, si possible, est logique pour protéger l’environnement et la biodiversité. Je pense que je vais repenser ce que mes professeurs m’ont dit au lycée, et je décide de tenter ma chance en biologie. Ratez ma première année et rejoignez un master en archéologie.

Avec courage, je me réoriente !

C’ est décidé. J’y vais et… Je ne peux pas surmonter mes difficultés mathématiques. Mais le coefficient est si bas que je me concentre sur la zoologie, l’éthologie, la botanique… Et je valide mon L1 ! Je reprends confiance en mes capacités. Apparemment, mes profs du lycée se sont trompés.

En L2, je travaille plus, mon niveau d’anglais est bon et j’entends parler d’Erasmus. Je dépose un dossier et un bingo, je suis envoyé en Suède pour ma troisième année. En même temps, je pense à mon master (quelque chose que je n’ai pas ne pensaient même pas possible lors du retour à L1) : quel domaine de la biologie ? Zoologie ? Ethologie ? Oui, mais les chances sont faibles, il est difficile de trouver une place au milieu.

Peut-être, mais je me suis déjà limité parce que j’ai écouté les conseils des autres. Je ne ferai pas la même erreur deux fois. Je pense à un master à l’étranger, d’autant plus qu’avec la nouvelle loi, il semble difficile de commencer un master en éthologie en France avec la nouvelle loi : il faut avoir des stages, avoir de l’expérience dans ce domaine, etc.

Je suis actuellement en M1 et je me rendrai en Espagne dans quelques mois pour mon projet principal. J’étudierai le comportement alimentaire des tortues de mer dans la région Oceano de Valence.

Comme Marie, Dounia était presque convaincue des paroles des autres. Au lieu de cela, elle a réitéré sa décision de ne pas poursuivre la maîtrise et la regrette pas !

Tout cela peut sembler quelques-uns, mais c’est beaucoup pour moi. Pour l’élève, qui a été abaissée par son professeur chaque fois qu’elle retournait une copie : « toujours comme zéro », « pas de progrès comme d’habitude », « il s’agit de la façon dont nous pourrions vous laisser entrer dans le S », et je vais passer à autre chose. C’est beaucoup pour un étudiant qui a été considéré comme incapable juste parce qu’elle avait des difficultés mathématiques.

Marie U., 24 ans, Master en biologie, Suède (via Erasmus)

Crédit photo Adobestock //CCCreativeImages

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